pop up store de luxe

Le statut de capitale du luxe se confirme pour Paris avec l’ouverture de 3 magasins éphémères par 3 marques emblématiques. Mais le format diffère des pop up stores “traditionnels”. En effet, ils ne présentent qu’une catégorie très ciblée de produits et sur du très long terme (plusieurs mois, voire plus d’un an).

On peut considérer qu’Hermès avait ouvert la marche au printemps 2012 en présentant sa collection de chaussures pour femmes, dans l’espace qui deviendra à la rentrée la boutique Shang Xia, filiale chinoise du groupe, dans le quartier de Saint Germain des Prés.

Mais c’est en décembre dernier, dans ce même quartier que Louis Vuitton a inauguré son cabinet d’écriture, véritable cabinet de curiosités dédié à l’art de l’écriture, descendant du “salon de correspondance” que Louis Vuitton avait créé dans la boutique des Champs Elysées. On y trouve l’offre de la marque en lien avec l’écriture, tel le “bar à encres”, mais c’est aussi l’occasion de rencontrer des artistes, calligraphes etc. (plus d’info ici)

Ensuite, c’est Chanel qui a ouvert un espace éphémère ultra ciblé à deux pas de la boutique historique rue Cambon, autour de la gamme d’horlogerie Première, dont le cadran s’inspire du plan de la place Vendôme, et se décline sous de nombreuses formes. Cette initiative est relayée par un site web dédié très original, suivant la tendance du “one page slide” (accédez au site ici)

Dior ferme la marche avec son pop up store Dior Beauté réunissant les 3 univers parfum, maquillage et soin dans un écrin laqué noir surligné de néons. De nombreux services accompagnent cette ouverture, comme la présence des maquilleuses des défilés, ou la possibilité de faire graver son flacon.

“cabinet d’écriture” Louis Vuitton : 6, place Saint Germain des Prés

pop up store “Première” de Chanel : 19, rue Cambon

pop up store “Dior Beauté” : 368, rue Saint Honoré

Gatsby le magnifique

A moins de vivre dans une grotte, il était difficile d’ignorer la sortie du film Gatsby le magnifique, du réalisateur Baz Luhrmann, en ouverture du festival de Cannes : une belle brochette d’acteurs dont Leonardo Di Caprio, une bande son orchestrée parJay Z et surtout une armada de marques de prestige pour cette reprise du roman de Fitzgerald.

Bien sûr, cette relation entre cinéma et marques n’est pas nouvelle, on pense par exemple à Givenchy habillant Audrey Hepburn dans “breakfast at Tiffany’s”. Mais cette fois, elle semble particulièrement étroite. Certains diront que c’est uniquement pour le business, sans doute… Malgré tout, le choix de la plupart est en parfaite adéquation avec les années 1920, voire avec le livre.

Tiffany était une marque réputée dans le New York des années folles, la cuvée 1921 de Moët et Chandon fut la référence de la décennie (malgré la prohibition), Brooks Brothers est même mentionné dans le roman. Moins pertinent, mais parfaitement réussi, le vestiaire imaginé par Prada, en collaboration avec la costumière et directrice artistique Catherine Martin.

Du coup, Gatsby envahit les magasins de ces marques (et d’autres) : vitrines Tiffany à New York (via facebook), exposition itinérante des costumes dans les flagships Prada (via site), mais aussi vitrines Harrod’s, relayé par une soirée “cinéma chic” (via facebook), etc.

Et si vous vous rêvez en Gatsby, les studios Warner vous offrent la possibilité de créer votre propre monogramme, inspiré de celui du film : à vous de voir

dynamo

l’expo événement du printemps au Grand Palais, c’est Dynamo. Un spectaculaire résumé de l’art “luminocinétique” moderne et contemporain. En clair, installations lumineuses, optiques, en mouvement, perturbent la perception de l’espace et de la représentation. Dans ce contexte, le visiteur interagit avec les oeuvres, la plupart ne se révélant vraiment qu’en les expérimentant.

C’est pourquoi la sélection photo est très restreinte et ne présente que quelques oeuvres “statiques”, en espérant qu’elles vous incitent à aller découvrir la richesse de cette expo, rassemblant de grands noms comme Vasarely, Tinguely, Calder, Marcel Duchamp, Dan Flavin, Julio Le Parc, Felice Varini, François Morellet (cf article reinstallations), Xavier Veilhan, Yayoi Kusama (cf article), Anish Kapoor (cf article monumenta 2011), etc.

Et ne manquez pas de vous immerger dans les oeuvres de Ann Veronica Janssens, James Turrell, Carsten Höller et Jesus Rafael Soto.

le Brésil au Bon Marché

Avec le retour du soleil, le Bon Marché nous propose un voyage au Brésil. Avec les paysages psychédéliques de l’artiste Pedro Varela en vitrine tout d’abord, dont la réalisation était visible en live (cf vidéo ici). Ces vitrines sont remarquables car elles ne présentent aucun produit ce qui est très rare et prouvent l’engagement culturel du grand magasin rive gauche.

Fidèle à cette ligne culturelle, il présente également 2 expositions : photos de Vincent Fournier sur la fascinante ville de Brasilia, bel hommage quelques mois après la mort d’Oscar Niemeyer ; et installation vidéo de Bertrand Planes, boulimie d’images issues de la chaîne télé Globo.

Enfin, dans la boutique dédiée à l’événement au RDC, jungle minimaliste revisitée, il y a également un espace de projection où est diffusée une vidéo poétique et colorée qui fait le lien entre les deux pays.

Last theme at Le Bon Marché: Brasil!
The colorful landscape windows are made by a Brasilian artist, Pedro Varela, and are remarquable as they don’t show any product, which is very rare.
The inside pop up shop, a kind of minimalist and elegant jungle, also shows a poetic video.
Moreover, there are 2 cultural exhibitions : photos of Brasilia by Vincent Fournier and video installation by Bertrand Planes.

match : cadenas d’or

l’accessoire se fait principal avec ces cadenas surdimensionnés, reprise d’un détail de sac chez Chloé et Mulberry. faites votre choix.

or mat à taille humaine portant le nom de la marque en vitrine du Printemps pour Chloé. Les autres vitrines, présentaient d’autres éléments emblématiques de la collection également en majesté (violon, ananas, etc)

or brillant de différentes tailles avec l’arbre symbole de la marque dans les vitrines Mulberry à noël. les cadenas s’accompagnaient de clés, mais aussi d’enveloppes et de boîtes aux lettres.