mise en abime chez Van Cleef and Arpels

Plongée dans un univers féérique dans les vitrines du joaillier Van Cleef and arpels, place Vendôme, où  alternent papillons et trèfles concentriques pour magnifier les bijoux.

A fairy universe for these Van Cleef windows, where concentric butterflies and clovers enhance the jewels.

tendance tangerine tango

le tangerine est consacré couleur de l’année 2012, notamment par Pantone qui illustre cette tendance en ouvrant un espace éphémère en partenariat avec Sephora, d’abord à New York puis à Los angeles pour quelques jours.

Mais force est de constater que cette tonalité dynamique, entre le rouge et l’orange, investit tous les domaines, de la mode à la maison (Printemps) en passant par la joaillerie (Hermès), ce qui se traduit par une explosion vitaminée en vitrine.

les pois de Yayoi Kusama

première rétrospective de l’artiste japonaise Yayoi Kusama au centre Pompidou illustrant notamment son obsession du motif à pois qui remonterait à une “hallucination” dans son enfance.

L’exposition retrace bien l’évolution de son travail, des peintures monochromes réalisées au Japon, aux installations et performances à New York, jusqu’à ces dernières réalisations, effectuées dans un asile psychiatrique au Japon où elle s’est fait volontairement internée il y a plusieurs années.

Nombre de ces oeuvres, déclinant ce motif à l’infini exercent une sorte de fascination hypnotique, faisant perdre tout repère, jusqu’à l’effacement de son auteur (self-obliteration), voire du visiteur.

l’expo se terminait le 9 janvier, mais la vidéo ci-dessous vous permettra une visite virtuelle

opulence de l’or en vitrine

assez courant pour les vitrines de Noël, les marques de luxe ont rivalisé dans la surenchère de richesse et d’opulence en affichant un total look or.

2 versions s’affrontent néanmoins :

-un style “minimaliste” plus contemporain notamment chez Dior avec une rose de métal ou une pluie de pétales chez Dior. L’or se décline également dans une vidéo, véritable vitrine virtuelle faisant défiler les produits. Chez Roberto Cavalli, une simple superposition de cubes

- l’évocation d’un imaginaire lointain comme Byzance pour Chanel au Printemps ou l’Orient au sens large chez Hermès.

http://youtu.be/MwiPQ7VE1gw

le sel de l’art

Un produit de consommation courante comme matière première artistique. Ce n’est certes plus très original depuis les collages cubistes et les ready-made de Duchamp, mais quand il s’agit de sel, l’esthétique le dispute à la pureté et la créativité.

Le contexte est également primordial pour chacun des artistes :

qu’il s’agisse de Sigalit Landau, israëlienne qui plonge des filets de pêcheurs dans la mer morte en mêlant ainsi symbolique biblique et prise de conscience écologique (voir installation au collège des Bernardins jusqu’au 1er mai) ;

Jean Pierre Formica, qui dans une même démarche trempe des objets-vanités dans les eaux salées de Camargue avant de les voir se décomposer dans les crayères humides (cf article sur l’expérience Pommery #7 à Reims) ;

ou Motoi Yamamoto, japonais qui crée des labyrinthes de sel en mémoire de sa soeur, avant de les disperser dans l’océan.

Connaissant d’ailleurs la symbolique du sel dans la culture shinto, lors de l’exposition universelle d’Aichi (thème “la sagesse de la nature”), la maison Louis Vuitton avait créé  un pavillon composé de 4000 tuiles de sel marin, afin d’illustrer son engagement environnemental.